• Pour MCO 260 du 18 janvier, je vous propose "La Lettre"

    Pour MCO 260 La Lettre "Femme lisante" Renoir

    Je propose de prendre le flambeau pour MCO 260 pour le thème de "La lettre", la correspondance écrite, celle qui reste alors que disparaissent les mails et autres sms éphémères dans les limbes électroniques.

    Une lettre peut être intime on s'y découvre, s'y livre, ou publique, ouverte, revendicative, révoltée. Elle est toujours surement une vraie expression de soi, un juste portraît.

    Pour MCO 260 La Lettre

     

    Pour MCO 260 La Lettre

    Mon amour,

    Aujourd’hui j’ai pensé à toi. Bien que tu ne le mérites pas, je dois reconnaître que je t’aime. Comment oublier ce jour où je t’ai demandé pour la première fois un avis sur mes tableaux ? Moi, encore jeune folle, toi, grand seigneur au regard lubrique. Tu m’as donné la réponse que j’attendais, pour ma satisfaction, pour me voir heureuse, sans même me connaître tu m’as poussé à continuer de peindre. Mon Diego, mon âme s’est souvenue que je t’aimerai toujours malgré le fait que tu ne sois pas à mes côtés.

    Dans ma solitude je te dis qu’aimer n’est pas un péché impardonnable. Mon amour, sache même que si tu souhaites un jour revenir, je serai toujours là à t’attendre. Ton absence me tue, fais de ton souvenir une vertu. Tu es ce Dieu inexistant à chaque fois que ton image me revient. J’ai demandé à mon cœur pourquoi toi et pas un autre.

    Mon âme est vôtre,

    Frida K. 

    Pour MCO 260 La Lettre

     Frida Kahlo (Gare d'Ajaccio)

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  • A défaut de répondre à la question, difficile pour moi, une chanson qui m'a marqué cette année, je mettrai la dernière que j'ai apprise.

    C'est une vieille chanson.

    Je l'ai apprise pour ce qu'elle dit, elle prend la question de la guerre par ce qui reste quand quelque chose reste, un portrait, qui finalement rappelle chaque jour ...

    le manque.

    U ritrattu

     

    Rém Lam Si7 Rém

     

    Rém                        Lam                       Rém                        Lam

    O cusi bellu ghjuvanottu, ch'hè partutu à u fiore di l’età

               Fa                         Do                     Fa                   La7

    Hè partutu eramu in diciottu, cun prumessa di riturnà

    Rém                                        Lam                 Rém                 Lam

    Aghju ind’è l’arechja a scarpata, di u suldatu chì si ne và

             Fa                          Do                  Fa                               La7

    U vecu fallà per a chjappata, dicendu « o Marì ùn ti ne fà ! »

     

          Solm                         Fa                   La7                Rém

    U ritrattu nantu a muraglia, hè una vera calamità

          Solm                                 Fa                              La7                Rém

    Stringhje u core cum’è a tenaglia, di quella ch’ùn si pò scurdà

           Solm                        Fa                 La7                        Rém

    Cusì dice a vechja Maria, quand’ella si mette à pensà

              Solm                    Fa             La7                     Rém

    A u suldatu d’infanteria, inquadratu tant’anni fà

     

    Rém                        Lam              Rém                            Lam

    Eo mi ricordu una sera, m’hà dettu pigliendu u caffè

               Fa                    Do                     Fa                       La7

    Un vole finisce sta guerra, prestu credu tuccarà à mè

    Rém                           Lam               Rém                            Lam

    E allora m’hà fattu sposa, pocu tempu vogliu vene à dì

               Fa                         Do              Fa                             La7

    U tempu di lascià una cosa, chì dica ch’ellu hè statu quì

     

    Rém                                      Lam               Rém                        Lam

    Hè ingrandatu a nostra figliola, senza cunnosce u so Babbà

               Fa                         Do                 Fa                   La7

    Di u ritrattu nantu a cumoda, ùn si ne pò arricurdà

    Rém                               Lam            Rém                       Lam

    Se tu voli un santu destinu, per i to figlioli o Ghjesù

            Fa                              Do                      Fa                       La7

    A tenuta di u pannu turchinu, fà ch’ell’ùn si vega mai più

     

    Rém                        Lam               Rém                         Lam

    E dipoi a vechja Maria, u mandile ùn lu si caccia più

               Fa                         Do                     Fa                      La7

    Se i zitelli à chjamanu zia, dannu un fiore di ghjuventù

     

    Qu'il était beau le jeune homme

    Qui a disparu à la fleur de l'âge

    Il est parti, nous étions en 18,

    Avec la promesse de revenir.

     

    J'entends encore le bruit du pas

    Du soldat qui s'en va

    je le vois descendre dans la ruelle

    Disant : Marie, ne t'en fais pas !

     

    La photo sur le mur

    Est une vraie calamité

    Il serre le cœur comme des tenailles,

    D'une douleur qu'on ne peut oublier

     

    Ainsi parle, la vieille Marie

    Quand elle se met à penser

    Au soldat d'infanterie

    Mort au front il y a tant d'années

     

    "Je me souviens, un soir

    Il m'a dit, en prenant, le café

    Elle ne veut pas finir cette guerre

    Bientôt ce sera mon tour

     

    Et puis, il m'a épousée

    En peu de temps, je veux dire

    Le temps de laisser une chose,

    Qui dise qu'il a vécu ici."

     

    "Et puis est née notre fille

    Sans connaître son papa

    Du portrait sur la commode

    Elle ne peut se rappeler

     

    Si tu veux un autre destin

    Pour tes enfants ô Jésus

    L'uniforme de couleur bleue

    Fait qu'on ne le voie jamais plus !"

     

    Et depuis, la vieille Marie

    Le foulard noir, elle ne l'enlève plus

    Si les enfants l'appellent "Zia" 

    Ils lui donnent un peu de leur  jeunesse

     

     

    http://fasgianu.eklablog.com/u-ritrattu-francois-et-dominique-vincenti-a122904030

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  • A l’an que ven que se siam pas mai que siguem pas mens

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  • MCO 258, "à plusieurs voix", pour Clio.

    A voir sur fasgianu des vidéos qui si elles n'étaient pas déjà sur ce blog auraient trouvé la première place ici.

    "Gracias a la vida"

    Ou "Stand By Me"

     

    Ou encore, "A Swallow Song"

    Voix plurielles

     

    J'ouvre et je ferme cet article par deux vidéos issues d'un magnifique événement : "Amiche per l'Abruzzo", un concert de bienfaisance, voulu et organisé par la chanteuse Laura Pausini, à la suite du séisme ayant frappé L'Aquila et la région des Abruzzes le 6 avril 2009.

    Rien que la voix, le plus bel instrument :

    Billy Jean

     

    Des "tubes" comme on ne les a jamais entendus

    Hotel California 

     

    Pour ma puce ...

    Télécharger « Tu%20es%20mon%20autre%202v.pdf »

     Chez moi, chez nous ... nos stars chéries :)

    Féminine polyphonie

    La voix, rien que la voix

     

    "Amiche per l'Abruzzo" encore un peu

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  • Les corbeaux Van Gogh

    RIMBAUD : Les corbeaux

     

    SEIGNEUR, quand froide est la prairie,

    Quand, dans les hameaux abattus,

    Les longs angélus se sont tus ...

    Sur la nature défleurie

    Faites s'abattre des grands cieux

    Les chers corbeaux délicieux. 

     

    Armée étrange aux cris sévères,

    Les vents froids attaquent vos nids !

    Vous le long des fleuves jaunis,

    Sur les routes aux vieux calvaires,

    Sur les fossés et, sur les trous

    Dispersez-vous, ralliez-vous !

     

    Par milliers, sur les champs de France,

    Où dorment des morts d'avant-hier,

    Tournoyez, n'est-ce pas l'hiver,

    Pour que chaque passant repense ! 

    Sois donc le crieur du devoir,

    Ô notre funèbre oiseau noir ! 

     

    Mais, saints du ciel, en haut du chêne,.

    Mât perdu dans le soir charmé,

    Laissez les fauvettes de mai

    Pour ceux qu'au fond du bois enchaîne,

    Dans l'herbe d'où l'on ne peut fuir,

    La défaite sans avenir.

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