•  (capo2) Fa Lam Fa Lam

     

    Fa                                                               Lam

    Fideghja la to pelle quandu lu soffiu chjaru

                                     Fa                             Lam

    D'un trattu una matina l'ha fattu sussinà.

                             Fa                             Lam

    Lascia le to ferite, issu ricordu amaru,

                           Fa                           Sol

    Ascolta lu to core, senti lu sussurà

     

             Lam                  Fa                Lam

    Ti dicerà, cum'ella pò esse sta vita

                    Fa                  Lam

    Cun la so richezza infinita

                Fa                 Sol

    E so belezze, ti dicerà...

     

    Fa Lam Fa Lam

     

    Fa                                                     Lam

    Ramentati li ghjorni di grazia zitellina

                              Fa                             Lam

    Di l'ore senza fine, à corre è caminà

                             Fa                                  Lam

    Fideghja la to terra, l'alba d'ogni matina

                            Fa                              Sol

    Ascolta lu so cantu, sentilu cantichjà

     

             Lam                      Fa                    Lam

    Ti dicerà, quantu preziosu hè lu to locu

                            Fa                  Lam

    D'un lascià spenghje lu to focu

                         Fa          Lam

    E tutte isse cose à salvà

     

                Fa                      Do

    Ti dicerà ciò ch'ùn si dice

                   Rém                 Do

    Tuttu l'impegnu chi ci volerà 

                Fa                      Do

    Per impettà senza fà nice

                    Rém                  Do

    Nè di un vede, nè di un sà

     

                Fa Do Rém Do

    Ti dicerà.......

                Fa Do Rém Do

    Ti dicerà.......

                Fa Do Rém Do

    Ti dicerà.......

     

    Lam Fa Rém Fa 

     

    Fa                                                               Lam

    Dà fine à li to lagni, tace li to suspiri

                             Fa                                     Lam

    Vedi senza paura, ciò ch'ellu ferma à fà.

     

    Auteur : Jean Philippe Guissani

    Compositeur : Maxime Merlandi

     

    Traduction issue du site des auteurs

    Il te dira

    Regarde ta peau que le souffle clair

    D'une brise matinale a fait frissonner

    Mets de côté tes blessures, le souvenir amer

    Ecoute ton cœur, entends le murmurer

    Il te dira comment peut être la vie

    Avec ses richesses infinies,

    Toutes ses beautés, il te dira…

    Rappelle-toi les jours de bonheur enfantin

    Des heures interminables à courir sans cesse

    Regarde ta terre, l'aube de chaque matin

    Ecoute son chant, entends le fredonner.

    Il te dira combien l'endroit où tu vis est précieux,

    De ne pas laisser s'éteindre le feu en toi

    Et toutes ces choses qu'il faut préserver

    Il te dira tout ce qui ne se dit pas

    L’engagement qu'il faudra avoir

    Pour faire face, sans faire semblant

    De ne rien voir, ni de ne rien savoir

    Il te dira....

    Cesse de gémir, fais taire tes soupirs

    Regarde sans crainte tout ce qu'il reste à accomplir

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  • Pour MCO 257

     

    La chanson des Restos du coeur

    CHANTER - Florent Pagny

    Une petite fille

    Mistral Gagnant

    et enfin pour mon petit garçon qui a été si touché par cette oeuvre :

    La Famille Belliers- Je Vole - Interprète, Louane

    ... moi aussi d'ailleurs

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  • Pour MCO 256

    Il n'est pas de passion plus contagieuse comme celle de la peur. (Michel de Montaigne)

    Mes petits, une création en 1999 : La Peur - Ecole Fontvenelle (Gardanne)

    La peur

    Attention, la peur est sur la ville
    Attention les gens deviennent fous!
    Plus personne ne joue
    Elle passe autour de nous... ( bis)

    Les blancs et les noirs ne veulent plus se voir
    Et l'on entend des cris, des phrases de colère
    Désordre et panique s'installent chaque soir
    Chacun a peur de l'autre et trouve la misère... 
    au refrain
    Un garçon qui joue du violon
    Ouvre la porte de sa maison
    Et s'en va jouer dans les rues
    Sa musique belle comme un sourire
    Depuis ceux qui l'ont entendue
    Ont retrouvé la joie de vivre

    Attention, Si la peur nous menace
    Attention, ne devenons pas fous
    Avec nos dents de loup,
    Faut écarter de nous...
    La peur
    La peur
    La peur (quatre fois)
     

    La peur

    Paroles CM1CM2 fontvenelle Gardanne 1999
    Musique Michel Melchione 

    Photo : Énergies n°120 - juillet - août 99
    http://www.ville-gardanne.fr/IMG/pdf/energies120.pdf

     

    Jean-Jacques Goldman - Peurs

     

    Johnny Hallyday - la Peur (suivi du Survivant)

     

    Terreur

    Guy de Maupassant

     

    La peur

    Ce soir-là j’avais lu fort longtemps quelque auteur.
    Il était bien minuit, et tout à coup j’eus peur.
    Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible.
    Je compris, haletant et frissonnant d’effroi,
    Qu’il allait se passer une chose terrible…
    Alors il me sembla sentir derrière moi
    Quelqu’un qui se tenait debout, dont la figure
    Riait d’un rire atroce, immobile et nerveux :
    Et je n’entendais rien, cependant. O torture !
    Sentir qu’il se baissait à toucher mes cheveux,
    Et qu’il allait poser sa main sur mon épaule,
    Et que j’allais mourir au bruit de sa parole !…
    Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ;
    Et moi, pour mon salut éternel, je n’aurais
    Ni fait un mouvement ni détourné la tête…
    Ainsi que des oiseaux battus par la tempête,
    Mes pensers tournoyaient comme affolés d’horreur.
    Une sueur de mort me glaçait chaque membre,
    Et je n’entendais pas d’autre bruit dans ma chambre
    Que celui de mes dents qui claquaient de terreur.

    Un craquement se fit soudain ; fou d’épouvante,
    Ayant poussé le plus terrible hurlement
    Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,
    Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

    Guy de Maupassant

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  • Diffusez ses textes, signez la pétition 

     

     Urgence Asli Erdoğan

    Asli Erdoğan (Mehmet Kacmaz/nar photos/rea) (image prise sur le site du journal "Le Figaro")

     

    Je réponds à l'appel suivant pour sauver Asli Erdoğan romancière, journaliste, militante des droits de l'homme:

     

    Les écrivains français Tieri Briet et Ricardo Montserrat commencent à rassembler des textes signés de la romancière emprisonnée à Istanbul. Pour exiger sa libération, ces écrits ont vocation à être diffusés de toutes les manières possibles.

     

    « C'est donc la prison à vie qu'ont réclamé, jeudi 10 novembre 2016, les procureurs d'Istanbul contre Aslı Erdoğan ! Et l'emprisonnement d'une romancière jusqu'à sa mort, c'est l'assassinat prémédité d'une littérature qui entend rester libre ! », s’exclament les écrivains français Tieri Briet et Ricardo Montserrat qui diffusent et appellent à diffuser une lettre et des textes de la romancière emprisonnée à Istanbul. « Lisons partout les textes d'Asli Erdogan à voix haute, partageons leur beauté face à un Etat devenu assassin. Jusqu'à la libération d'Aslı Erdoğan ! », lancent-ils. Des textes commencent à être rassemblés et à circuler sur internet. Ils ont vocation à être lus « à diffuser partout dans les théâtres, les librairies, les festivals, les médiathèques... ». Les deux auteurs poursuivent : « Ils appartiennent à tous ceux qui veulent défendre une littérature vivante et impossible à soumettre. Diffusez-les par mail, sur les réseaux sociaux et les blogs, en les affichant sur les murs de nos villes, en les lisant dans les théâtres, les festivals, les Nuit debout, les repas entre amis, partout où vous pourrez ».

    Urgence Asli Erdogan

    La romancière Aslı Erdoğan
    Photo : DR  (image prise sur le site du journal "L'Humanité")
     

    « Je suis née à Istanbul en 1967. J'ai grandi à la campagne, dans un climat de tension et de violence. Le sentiment d'oppression est profondément enraciné en moi. L'un de mes souvenirs, c'est à quatre ans et demi, lorsqu'est venu chez nous un camion rempli de soldats en armes. Ma mère pleure. Les soldats emmènent mon père. Ils le relâchent, plusieurs heures après, parce qu'ils recherchaient quelqu'un d'autre. Mon père avait été un dirigeant important du principal syndicat étudiant de gauche. Mes parents ont planté en moi leurs idéaux de gauche, mais ils les ont ensuite abandonnés. Mon père est devenu un homme violent. Aujourd'hui il est nationaliste. J'étais une enfant très solitaire qui n'allait pas facilement vers les autres. Très jeune j'ai commencé à lire, sans avoir l'intention d'en faire mon métier. Je passais des journées entières dans les livres. La littérature a été mon premier asile. J'ai écrit un poème, et une petite histoire que ma grand-mère a envoyés à une revue d'Istanbul. Mes textes ont été publiés, mais ça ne m'a pas plus du tout : j'étais bien trop timide pour pouvoir me réjouir. Plusieurs années plus tard, à 22 ans, j'ai écrit ma première nouvelle, qui m'a valu un prix dans un journal. Je n'ai pas voulu que mon texte soit publié. J'étais alors étudiante en physique. Je suis partie faire des recherches sur les particules de haute énergie au Centre Européen de Recherche Nucléaire de Genève. Je préparais mon diplôme le jour et j'écrivais la nuit. Je buvais et je fumais du haschich pour trouver le sommeil. J'étais terriblement malheureuse. En arrivant à Genève, j'avais pensé naïvement que nous allions discuter d'Einstein, de Higgs et de la formation de l'univers. En fait je me suis retrouvée entourée de gens qui étaient uniquement préoccupés par leur carrière. Nous étions tous considérés comme de potentiels prix Nobel, sur lesquels l'industrie misait des millions de dollars. Nous n'étions pas là pour devenir amis. C'est là que j'ai écrit Le Mandarin miraculeux. Au départ j'ai écrit cette nouvelle pour moi seule, sans l'intention de la faire lire aux autres. Elle a finalement été publiée plusieurs années plus tard. Je suis retournée en Turquie, où j'ai rencontré Sokuna dans un bar reggae. Il faisait partie de la première vague d'immigrés africains en Turquie. Très rapidement je suis tombée amoureuse de lui. Ensemble, nous avons vécu tous les problèmes possibles et imaginables. Perquisitions de la police, racisme ordinaire : on se tenait la main dans la rue, les gens nous crachaient dessus, m'insultaient ou essayaient même de nous frapper. La situation des immigrés était alors terrible. La plupart étaient parqués dans un camp, à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plusieurs fois, j'ai essayé d'alerter le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU sur leur sort. Mais c'était peine perdue. Je ne faisais que nous mettre davantage en danger Sokuna et moi. Puis Sokuna a été impliqué dans une histoire de drogue et il nous a fallu partir. Des amis m'ont trouvé une place dans une équipe de scientifiques au Brésil, qui travaillaient sur ma spécialité. Je pouvais y terminer mon doctorat, mais Sokuna n'a pas pu me suivre. Il a disparu, un an après. Je suis restée seule avec mes remords. Rio n'est pas une ville facile à vivre pour les migrants. J'ai alors décidé de renoncer à la physique pour me consacrer à l'écriture. Mais ce n'est qu'à mon retour en Turquie que j'ai écrit La Ville dont la cape est rouge, dont l'intrigue se passe à Rio. L'héroïne est une étudiante turque, qui se perd dans l'enfer de la ville brésilienne. J'étais étrangère au Brésil, mais aussi étrangère en Turquie. Je ne me sens chez moi que lorsque j'écris. Vingt ans plus tard, aujourd'hui, je me sens toujours comme une sans-abri. J'aime bien Cracovie, je pourrais y rester encore longtemps, mais je sais bien qu'il faut laisser la place à ceux qui attendent un asile. Il faudra bien que je retourne en Turquie. En attendant, chaque jour, je me dis que dans mon pays tout le monde sait bien que je suis devenue l'écrivaine turque la plus populaire. Tout le monde le sait, mais pourtant tout le monde se tait. C'est sans doute cela, aujourd'hui, l'exil le plus terrible ».

    Asli Erdogan (Photographie de Pascal Hée)

    Aslı Erdoğan (Pascal Hée)

    Lettre de prison

    Chères amies, collègues, journalistes, et membres de la presse, Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar, (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc. Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses lois, ni le droit.

    En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la “vérité” et la “réalité”, et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)… Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Ozgür Gündem, “journal kurde”. Malgré le fait que les conseillères n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire.

    Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, a été également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme. Cette lettre est un appel d’urgence ! La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que le régime totalitaire en Turquie, s’étendra inévitablement, également sur toute l’Europe. L’Europe est actuellement focalisée sur la “crise de réfugiés” et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, -auteurEs, journalistes, Kurdes, AléviEs, et bien sûr les femmes - payons le prix lourd de la “crise de démocratie”. L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que “l’Europe est l’Europe” : la démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression…

    Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant. Cordialement.

    Aslı Erdoğan, 
    le 1er novembre 2016 
    Prison Bakırköy Cezaevi, C-9, Istanbul 
    Traduit du turc par le site Kedistan

     

    Urgence Aslı Erdoğan

    Asli Erdogan (http://www.aslierdogan.com/en/biography.asp)

    Si l’on veut écrire, on doit le faire avec son corps nu et vulnérable sous la peau… Les mots 10 ne parlent qu’avec les autres mots. Prenez un V, un I et un E et vous écrivez Vie. À condition de ne pas vous tromper dans l’ordre des lettres, de ne pas, comme dans la légende, laisser tomber une lettre et tuer l’argile vivante. J’écris la vie pour ceux qui peuvent la cueillir dans un souffle, dans un soupir. Comme on cueille un fruit sur la branche, comme on arrache une racine. Il te reste le murmure que tu perçois en plaçant contre ton oreille un coquillage vide. La vie : mot qui s’insinue dans ta moelle et dans tes os, murmure évoquant la douleur, son qu’emplissent les océans.

     

    « L’écriture est sacrée et il faut la protéger. » Aslı Erdoğan

    Une pétition circule pour sa libération

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  • J'ai un 33 tours

    Que je ne finirai jamais

    de chérir ...

    Léonard Cohen

    Léonard Cohen est mort

     http://fasgianu.eklablog.com/leonard-cohen-marissa-nadler-joan-baez-famous-blue-raincoat-a126923602

     

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