• Pour Clio

     

    On n'est pas d'un pays mais on est d'une ville 
    Où la rue artérielle limite le décor
     
    Les cheminées d'usine hululent à la mort
     
    La lampe du gardien rigole de mon style
     

    La misère écrasant son mégot sur mon coeur
     
    A laissé dans mon sang la trace indélébile
     
    Qui a le même son et la même couleur
     
    Que la suie des crassiers du charbon inutile
     

    Les forges de mes tempes ont pilonné les mots
     
    J'ai limé de mes mains le creux des évidences
     
    Les mots calaminés crachent des hauts-fourneaux
     
    Mes yeux d'acier trempé inventent le silence
     

    Je me soûle à New York et me bats à Paris
     
    Je balance à Rio et ris à Montréal
     
    Mais c'est quand même ici que poussa tout petit
     
    Cette fleur de grisou à tige de métal
     

    On n'est pas d'un pays mais on est d'une ville
     
    Où la rue artérielle limite le décor
     
    Les cheminées d'usine hululent à la mort
     
    La lampe du gardien rigole de mon style.

    Accords

     

    On est d'une ville

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  • Pour Zaza

    Un joli texte

    Esclavage

    Bibi Tanga Et Le Professeur Inlassable - Au fil du temps

    Edith Piaf - Le Grand Voyage du Pauvre Nègre

    Merci bon dieu  - Harry Belafonte

    Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanatu poté pou nou

    Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

     

    Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanatu poté pou nou

    Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

     

    Lapli tonbé, mayi pousé

    Tou timoun ki grangou p'ralé manjé

     

    Annou dansé mambo, annou dansé Pétro

    Papa Bondyé ki nan syèl, lamizè fini pou nou

     

    Mizè ya fini pou nou

    Mizè ya fini pou nou 

    Mizè ya fini pou nou

    Mizè nou fini 

     

    Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanatu poté pou nou

    Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

     

    Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanatu poté pou nou

    Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

     

    Lapli tonbé, mayi pousé

    Tou timoun ki grangou p'ralé manjé

     

    Annou dansé mambo, annou dansé Pétro

    Papa Bondyé ki nan syèl, lamizè fini pou nou

     

    Mizè ya fini pou nou

    Mizè ya fini pou nou

    Mizè ya fini pou nou 

    Mizè ya fini pou nou

    Mizè nou fini

     

    Mèsi Bondyé, Mèsi Bondyé

    Traduction explication

    Partition

    Esclavage

    http://www.dielette.fr/2017/02/06/poignante-histoire-statues-cap-110-martinique/

     

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  • Ils ont longtemps marché

    Ils viennent de ces chemins

    Où les hommes et les femmes

    N'ont jamais eu qu'un coin du feu

    Pour y chanter la peine l'amour et le travail

     

    Ils sont des gens du bord de l'eau et de la terre

     

    Là-bas

    Chez eux où la parole commence par le chant

    Là-bas où le vent de l'histoire des autres

    A souvent déchiré la paix sur leurs rivages

    Leur laissant au cœur de vieux chagrins

     

    Ne fermez pas la porte

     

    Ils viennent d'une mémoire

    Qui n'est pas racontée sur les bancs des écoles

    De ces mémoires

    Que seules les pierres racontent encore

     

    Ce qu'ils ont au cœur est sur leur visage

     

    Les mots qu'ils disent sont des mots simples

    Qui parlent de vie de dignité

    Quand d'autres pourraient croire

    Que chez eux tout est perdu

    Quand d'autres pourraient croire

    Que tout s'est arrêté dans les veines de leur avenir

     

    Un jour

    On leur a dit que leur langue n'en était pas une

    Que leur terre était pauvre

    Ils y ont consenti

    Ils n'y ont jamais cru

     

    Ne fermez pas la porte

     

    Dans les mains

    Comme un geste d'amour du côté humble de la vie

     

    Ils portent un bouquet de leur terre

    Pour dire tous les arbres 

    Toutes les forêts

    Tous les amours de chez eux

    Dans les mains ils ont aussi une lumière

    Comme celle qui brille dans leur maison

    Là où ils vivent

    Au pied d'une montagne fleurie

    Ornée de couronnes de pierres

    Petites murailles empreintes des pas

    De leurs premiers jardiniers

     

    Là où ils vivent

    Au cœur de ces petits villages de pierre grise

    Leurs châteaux

    Qui portent des noms comme des poèmes

    È quandu u primu ragiu si pesa nantu à u Monte Cintu

    L'Alcudina o U San Petrone

    Quand le jour se lève à Calasima

    Leurs rêves à eux parlent de reconnaissance

    De fraternité

    D'humanité

     

    Quand ils quittent ces châteaux-là

    Plus ils s'en éloignent

    Plus leurs cœurs y font retour

    Mais ce qui les lie à leur terre

    Ne les oppose pas à tout ce qui les lie aux hommes

    À tous les hommes

    À tous les peuples

     

    Ils ne sont pas que différents

    Mais tellement semblables

    Humains

    Faibles et forts à la fois

     

    Ne fermez pas la porte

     

    Parfois il fait nuit sur leur chemin

    Leur veilleuse tremble

    Il leur arrive de tomber

    Et quand chez eux un homme tombe

    Quand une âme se perd

    Quand un cœur s'égare

    D'autres lui donnent la main

    Le ciel reste muet

    On dit que les portes se ferment

     

    Chez eux

    Quand les hommes se taisent

    C'est qu'ils n'ont pas de mots pour le dire

    C'est qu'ils ont beaucoup à dire

    Une blessure

    Une envie de guérir

    Les mots qui ne leur viennent pas danser sur les lèvres

    S'en vont hurler au fond de l'âme

    Chez eux

    Quand les hommes se taisent

    Ce n'est pas pour piétiner la justice

    C'est pour lui laisser sa place

     

    Le silence c'est leur révolte

    Le silence

    C'est leur non violence à eux

    Leur cri

    Leur frontière

    Leur retrait avec l'injustice

     

    Le mot amour

    Ils ne le disent qu'avec précaution

    Mais il est partout dans l'air

     

    Il est des mots dont ils pensent

    Que moins on les prononce

    Plus ils se font entendre

     

    Ce soir

    Autour du chant qui réchauffe la rencontre de soi

    La rencontre de l'autre

     

    Ils cherchent un feu de joie

    La fin d'une peine

    Ils cherchent ensemble

    Le mot

    Le regard

    Le geste

    Qui pourrait faire frémir la montagne

     

    Comme une réponse à tout ce qui trahit

    Comme une réponse à tout ce qui oublie .....

     

    GF Bernardini

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  • Pour Mélo

    D'abord, encore et toujours nos petits, ceux de ma puce en classe musique MAO

    Ensuite les ânes, i sumeri corsi

    Les zanimo

    Déjà sur Fasgianu :

    Le petit âne corse et ...

    Fasgianu, bien sûr !

    Encore des bourricots 

    Paroles et accords :)

     

    Un article trouvé sur un blog : Les ânes corses

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  • Musique à Cœur Ouvert 266 pour elle-rium Handicap

    "Que peut-on faire?" 

    Handicap

    Une fois n'est pas coutume, ce ne sont pas mes bouchons, mais ceux de l'école Brassens de Gardanne, nous avions fait avec eux, d'autres écoles et la ville de Gardanne un CD qui s'appelait "Différences". Leur chanson me semble bien coller au thème.

    Mijo

    Article à visiter sur Fasgianu

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