• Ti vogliu mandà

    ssu missaghju mutu

    U pudarè leghja

    nantu à lu me sguardu

    ciuffatu ind'a miseria

    è l'addisperu

    Mutu chì

    un si pò dì nudda

    quandu in u fondu

    à lu mediterraniu

    induva mancu u soli

    ùn sà ghjunghja...

    Quindi

    affundatu

    senza riposu nò

    è neancu in paci dinò

    ...

    Auh ! un si po dì

    ma ind'a me menti

    nantu à u me sguardu

    ghjè scrittu

    Leghji

     

    Ghjuvà Giovanazzi

     

    Je veux t'envoyer ce message silencieux

    Tu pourras le lire sur mon regard

    plongé dans la misère et le désespoir

    Muet parce qu'on ne peut rien dire

    quand au fond de la Mer Méditerranée

    là où même le soleil ne sait venir

    Là noyé sans repos non

    Et même pas en paix non plus ...

    Oh non, on ne peut le dire

    mais dans mon esprit

    sur mon regard c'est écrit

    Lis

     

    Jean Giovanazzi

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  •  

    Lam

    Siamo la ciurma anemica

    Mi7 Lam

    d'una galera infame

    Rem Lam

    su cui ratta la morte

     Mi7 Lam

    miete per lenta fame.

     

    Mai orizzonti limpidi

    schiude la nostra aurora

    e sulla tolda squallida

    urla la scolta ognora.

     

    I nostri dì si involano

    fra fetide carene

    siam magri smunti schiavi

    stretti in ferro catene.

     

    Lam Mi7

    Sorge sul mar la luna

    Lam

    ruotan le stelle in cielo

    Rem Lam

    ma sulle nostre luci

     Mi7 Lam

    steso è un funereo velo. 

     

    Torme di schiavi adusti

    chini a gemer sul remo

    spezziam queste catene

    o chini a remar morremo! 

     

    Cos'è gementi schiavi

    questo remar remare?

    Meglio morir tra i flutti

    sul biancheggiar del mare.

     

    Remiam finché la nave

    si schianti sui frangenti

    alte le rossonere

    fra il sibilar dei venti! 

     

    E sia pietosa coltrice

    l'onda spumosa e ria

    ma sorga un dì sui martiri

    il sol dell'anarchia. 

     

    Su schiavi all'armi all'armi!

    L'onda gorgoglia e sale

    tuoni baleni e fulmini

    sul galeon fatale. 

     

    Su schiavi all'armi all'armi!

    Pugnam col braccio forte!

    Giuriam giuriam giustizia!

    O libertà o morte! 

    Giuriam giuriam giustizia!

    O libertà o morte!

     

    Infos et traductions

    site antiwarsongs

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  • Adama est un film d'animation qui parle de la participation des africains à la guerre de 14 18, c'est un beau film, très poétique, je suis allé le voir avec les petits, ils ont adoré.

    Adama - Au-delà des falaises - Oxmo Puccino

     "tout homme de son frère est le gardien"

    Si tu t'accrochais à une étoile filante

    T'aurais la lumière plein les bras et des rêves pour mille ans

    Mais entre nous à peine une pellicule

    Pour se parler vraiment, on prend un véhicule

    Pour être touché, faut voir le touchant

    Et pour se toucher maintenant, on doit passer l'écran

    Partir ailleurs que vers le Nord

    Où les parois de béton verticales te bordent

    Depuis ces temps immémoriaux où l'on se chuchote, se cherchent, avec le même noyau

    Quelques notes, afin de repousser la guerre quand c'est lances et flèches contre fusils lasers

    L'avenir, se trace dans le passé, donc le présent avant tout

    Tirer son destin du monde qui nous entoure

    Rémus, Romulus, Abel et Cain

    Nés pour se battre et couchés sans câlins

    Avant d'être historique c'est personnel

    Malgré les prédictions traditionnelles, tout homme de son frère est le gardien

    Qu'il le veuille ou non

    Dans le refus, le deuil est long

    S'il y a "terre" dans fraternel

    C'est qu'au début il y a un peuple, séparé par la mer

    Tous le petit de quelqu'un, à qui il fût légué une chose à transmettre

    Mais, on ne peut courir au long du fleuve sans un jour penser à le traverser

    Risquer les coutumes, vouloir, les renverser

    Trier, ce qu'il y a à conserver

    Sur ce sol sphérique divisé, être chez soi peut faire se sentir dépaysé

    Mais à force qu'un fils-lion marche, il se forge puis fini en marge

    Entre ailleurs et l'occident car, toute présence n'est pas un accident

    Parce que le chemin part de loin

    Les aînés dans la famille parleront de moins en moins

    Alors oui, l'important c'est l'autre

    Y croire, c'est un jour, reconnaître l'étoile

    Au-delà des falaises

    Dans le monde des Souffles

    Là où règnent les Nassaras

    Partager via Gmail

    4 commentaires
  • Partager via Gmail

    4 commentaires
  • Chapeau bas Monsieur Aznavour

    J’habite seul avec maman 

    Dans un très vieil appartement 

    Rue Sarasate 

    J’ai pour me tenir compagnie 

    Une tortue, deux canaris 

    Et une chatte 

    Pour laisser maman reposer 

    Très souvent je fais le marché 

    Et la cuisine 

    Je range, je lave, j’essuie 

    A l’occasion je pique aussi 

    A la machine 

    Le travail ne me fait pas peur 

    Je suis un peu décorateur 

    Un peu styliste 

    Mais mon vrai métier, c’est la nuit 

    Que je l’exerce, travesti 

    Je suis artiste 

    J'ai un numéro très spécial 

    Qui finit en nu intégral 

    Après strip-tease 

    Et dans la salle je vois que 

    Les mâles n’en croient pas leurs yeux 

    Je suis un homme, oh ! 

    Comme ils disent 

     

    Vers les trois heures du matin 

    On va manger entre copains 

    De tous les sexes 

    Dans un quelconque bar-tabac 

    Et là, on s’en donne à cœur joie 

    Et sans complexe 

    On déballe des vérités 

    Sur des gens qu’on a dans le nez 

    On les lapide 

    Mais on le fait avec humour 

    Enrobé dans des calembours 

    Mouillés d’acide 

    On rencontre des attardés 

    Qui pour épater leur tablée 

    Marchent et ondulent 

    Singeant ce qu’ils croient être nous 

    Et se couvrent les pauvres fous 

    De ridicule 

    Ca gesticule et parle fort 

    Ca joue les divas, les ténors 

    De la bêtise 

    Moi les lazzis, les quolibets 

    Me laissent froid puisque c’est vrai 

    Je suis un homo 

    Comme ils disent 

     

    A l’heure ou naît un jour nouveau 

    Je rentre retrouver mon lot 

    De solitude 

    J’ôte mes cils et mes cheveux 

    Comme un pauvre clown malheureux 

    De lassitude 

    Je me couche mais ne dors pas 

    Je pense à mes amours sans joie 

    Si dérisoires 

    A ce garçon beau comme un dieu 

    Qui sans rien faire a mis le feu 

    A ma mémoire 

    Ma bouche n’osera jamais 

    Lui avouer mon doux secret 

    Mon tendre drame 

    Car l’objet de tous mes tourments 

    Passe le plus clair de son temps 

    Aux lits des femmes 

    Nul n’a le droit en vérité 

    De me juger, de me blâmer 

    Et je précise 

    Que c’est bien la nature qui 

    Est seule responsable si 

    Je suis un homo 

    Comme ils disent

    Partager via Gmail

    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique