• A défaut de répondre à la question, difficile pour moi, une chanson qui m'a marqué cette année, je mettrai la dernière que j'ai apprise.

    C'est une vieille chanson.

    Je l'ai apprise pour ce qu'elle dit, elle prend la question de la guerre par ce qui reste quand quelque chose reste, un portrait, qui finalement rappelle chaque jour ...

    le manque.

    U ritrattu

     

    Rém Lam Si7 Rém

     

    Rém                        Lam                       Rém                        Lam

    O cusi bellu ghjuvanottu, ch'hè partutu à u fiore di l’età

               Fa                         Do                     Fa                   La7

    Hè partutu eramu in diciottu, cun prumessa di riturnà

    Rém                                        Lam                 Rém                 Lam

    Aghju ind’è l’arechja a scarpata, di u suldatu chì si ne và

             Fa                          Do                  Fa                               La7

    U vecu fallà per a chjappata, dicendu « o Marì ùn ti ne fà ! »

     

          Solm                         Fa                   La7                Rém

    U ritrattu nantu a muraglia, hè una vera calamità

          Solm                                 Fa                              La7                Rém

    Stringhje u core cum’è a tenaglia, di quella ch’ùn si pò scurdà

           Solm                        Fa                 La7                        Rém

    Cusì dice a vechja Maria, quand’ella si mette à pensà

              Solm                    Fa             La7                     Rém

    A u suldatu d’infanteria, inquadratu tant’anni fà

     

    Rém                        Lam              Rém                            Lam

    Eo mi ricordu una sera, m’hà dettu pigliendu u caffè

               Fa                    Do                     Fa                       La7

    Un vole finisce sta guerra, prestu credu tuccarà à mè

    Rém                           Lam               Rém                            Lam

    E allora m’hà fattu sposa, pocu tempu vogliu vene à dì

               Fa                         Do              Fa                             La7

    U tempu di lascià una cosa, chì dica ch’ellu hè statu quì

     

    Rém                                      Lam               Rém                        Lam

    Hè ingrandatu a nostra figliola, senza cunnosce u so Babbà

               Fa                         Do                 Fa                   La7

    Di u ritrattu nantu a cumoda, ùn si ne pò arricurdà

    Rém                               Lam            Rém                       Lam

    Se tu voli un santu destinu, per i to figlioli o Ghjesù

            Fa                              Do                      Fa                       La7

    A tenuta di u pannu turchinu, fà ch’ell’ùn si vega mai più

     

    Rém                        Lam               Rém                         Lam

    E dipoi a vechja Maria, u mandile ùn lu si caccia più

               Fa                         Do                     Fa                      La7

    Se i zitelli à chjamanu zia, dannu un fiore di ghjuventù

     

    Qu'il était beau le jeune homme

    Qui a disparu à la fleur de l'âge

    Il est parti, nous étions en 18,

    Avec la promesse de revenir.

     

    J'entends encore le bruit du pas

    Du soldat qui s'en va

    je le vois descendre dans la ruelle

    Disant : Marie, ne t'en fais pas !

     

    La photo sur le mur

    Est une vraie calamité

    Il serre le cœur comme des tenailles,

    D'une douleur qu'on ne peut oublier

     

    Ainsi parle, la vieille Marie

    Quand elle se met à penser

    Au soldat d'infanterie

    Mort au front il y a tant d'années

     

    "Je me souviens, un soir

    Il m'a dit, en prenant, le café

    Elle ne veut pas finir cette guerre

    Bientôt ce sera mon tour

     

    Et puis, il m'a épousée

    En peu de temps, je veux dire

    Le temps de laisser une chose,

    Qui dise qu'il a vécu ici."

     

    "Et puis est née notre fille

    Sans connaître son papa

    Du portrait sur la commode

    Elle ne peut se rappeler

     

    Si tu veux un autre destin

    Pour tes enfants ô Jésus

    L'uniforme de couleur bleue

    Fait qu'on ne le voie jamais plus !"

     

    Et depuis, la vieille Marie

    Le foulard noir, elle ne l'enlève plus

    Si les enfants l'appellent "Zia" 

    Ils lui donnent un peu de leur  jeunesse

     

     

    http://fasgianu.eklablog.com/u-ritrattu-francois-et-dominique-vincenti-a122904030

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  • MCO 258, "à plusieurs voix", pour Clio.

    A voir sur fasgianu des vidéos qui si elles n'étaient pas déjà sur ce blog auraient trouvé la première place ici.

    "Gracias a la vida"

    Ou "Stand By Me"

     

    Ou encore, "A Swallow Song"

    Voix plurielles

     

    J'ouvre et je ferme cet article par deux vidéos issues d'un magnifique événement : "Amiche per l'Abruzzo", un concert de bienfaisance, voulu et organisé par la chanteuse Laura Pausini, à la suite du séisme ayant frappé L'Aquila et la région des Abruzzes le 6 avril 2009.

    Rien que la voix, le plus bel instrument :

    Billy Jean

     

    Des "tubes" comme on ne les a jamais entendus

    Hotel California 

     

    Pour ma puce ...

    Télécharger « Tu%20es%20mon%20autre%202v.pdf »

     Chez moi, chez nous ... nos stars chéries :)

    Féminine polyphonie

    La voix, rien que la voix

     

    "Amiche per l'Abruzzo" encore un peu

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  • Pour MCO 257

     

    La chanson des Restos du coeur

    CHANTER - Florent Pagny

    Une petite fille

    Mistral Gagnant

    et enfin pour mon petit garçon qui a été si touché par cette oeuvre :

    La Famille Belliers- Je Vole - Interprète, Louane

    ... moi aussi d'ailleurs

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    9 commentaires
  • Pour MCO 256

    Il n'est pas de passion plus contagieuse comme celle de la peur. (Michel de Montaigne)

    Mes petits, une création en 1999 : La Peur - Ecole Fontvenelle (Gardanne)

    La peur

    Attention, la peur est sur la ville
    Attention les gens deviennent fous!
    Plus personne ne joue
    Elle passe autour de nous... ( bis)

    Les blancs et les noirs ne veulent plus se voir
    Et l'on entend des cris, des phrases de colère
    Désordre et panique s'installent chaque soir
    Chacun a peur de l'autre et trouve la misère... 
    au refrain
    Un garçon qui joue du violon
    Ouvre la porte de sa maison
    Et s'en va jouer dans les rues
    Sa musique belle comme un sourire
    Depuis ceux qui l'ont entendue
    Ont retrouvé la joie de vivre

    Attention, Si la peur nous menace
    Attention, ne devenons pas fous
    Avec nos dents de loup,
    Faut écarter de nous...
    La peur
    La peur
    La peur (quatre fois)
     

    La peur

    Paroles CM1CM2 fontvenelle Gardanne 1999
    Musique Michel Melchione 

    Photo : Énergies n°120 - juillet - août 99
    http://www.ville-gardanne.fr/IMG/pdf/energies120.pdf

     

    Jean-Jacques Goldman - Peurs

     

    Johnny Hallyday - la Peur (suivi du Survivant)

     

    Terreur

    Guy de Maupassant

     

    La peur

    Ce soir-là j’avais lu fort longtemps quelque auteur.
    Il était bien minuit, et tout à coup j’eus peur.
    Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible.
    Je compris, haletant et frissonnant d’effroi,
    Qu’il allait se passer une chose terrible…
    Alors il me sembla sentir derrière moi
    Quelqu’un qui se tenait debout, dont la figure
    Riait d’un rire atroce, immobile et nerveux :
    Et je n’entendais rien, cependant. O torture !
    Sentir qu’il se baissait à toucher mes cheveux,
    Et qu’il allait poser sa main sur mon épaule,
    Et que j’allais mourir au bruit de sa parole !…
    Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ;
    Et moi, pour mon salut éternel, je n’aurais
    Ni fait un mouvement ni détourné la tête…
    Ainsi que des oiseaux battus par la tempête,
    Mes pensers tournoyaient comme affolés d’horreur.
    Une sueur de mort me glaçait chaque membre,
    Et je n’entendais pas d’autre bruit dans ma chambre
    Que celui de mes dents qui claquaient de terreur.

    Un craquement se fit soudain ; fou d’épouvante,
    Ayant poussé le plus terrible hurlement
    Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,
    Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

    Guy de Maupassant

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  • Pour MCO 255

    Un slow ... je ne sais pas trop ... cependant quelqu'un surement 

    et pour accompagner,

    les Beatles peut être ...

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