• Pour Zaza

    Mets ton habit, scaphandrier
    Descends dans les yeux de ma blonde,
    Que vois-tu bon scaphandrier?
    Je vois un étrange attirail:
    Des fleurs, des oiseaux, du corail,
    Et de l'or en fines paillettes.

    Mets ton habit, scaphandrier
    Descends dans le coeur de ma blonde,
    Que vois-tu, bon scaphandrier?
    Je vois une source très pure,
    Je vois des rires et des deuils,
    Une oasis près d'un écueil...

    Mets ton habit scaphandrier,
    Et dans le cerveau de ma bonde,
    Tu vas descendre, que vois-tu?
    Il est descendu, descendu...
    Et dans les profondeurs du vide
    Le scaphandrier s'est perdu... 

    (René Baër)

    Léo Ferré - La chanson du scaphandrier

    Léo Ferré - La chanson du scaphandrier

     

    Partager via Gmail

    8 commentaires
  • Pour Renée

    L'aube ou l'alba ...

    L'aube a sa place en corse, dans des chansons, dans les noms des groupes ...

    L'alba d'I Chjami Aghjalesi chantée au bar par des jeunes

    Le groupe L'alba

    https://www.youtube.com/watch?v=E9Ote3hejqU

    Le groupe diana di l'alba

    Un petit tour en Italie pour Carmen Consoli

    Guarda l'alba

    Puis un tour en poésie, surprenantes Les Frangines

    Demain dès l'aube

    Demain, dès l'aube...

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

     

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

     

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Touché peut être davantage par ce qui suit ...

    merci à vous.

    Partager via Gmail

    8 commentaires
  • Pour Ellerium

    J'ai bien failli sécher puis je suis tombé sur ... ça !

    Je ne suis pas vraiment d'accord avec cette chanson sauf pour les cigales qui me refusent la sieste obstinément et qui couvrent les enfants quand ils s'égosillent au théâtre dans la cour ...

    Bon ces petites bêtes en fait j'ai passé ma vie à les voir disparaître.

    Il il doit y avoir quelque chose d'autre à faire que de tuer le dernier papillon.

    Les petites bêtes, 

    Oui ça m'embête ! 

    Les araignées ça me fait chier 

    les vers de terre j'sais pas quoi en faire 

    Une mouche, je trouve ça louche 

    Et les criquet, ça m'effraie Da da da de doui 

    Ya une libellule qu'est entrée dans mon pull 

    Ah ah ah 

    Une coccinelle, en lavant la vaisselle 

    Oh merde ! 

    Les moustiques c'est pas chic, les souris j'ai pas envie 

    Les cafards j'en ai marre les cloportes que le diable les emporte 

    Les hannetons je trouve ça con 

    Les papillons c'est pas très bon 

    Les chenilles.... Non non 

    Les sauterelles... Ah ah ah 

    Les cigales... Hou hou 

    et les puces...beark 

    Toutes ces inventions ont été faites sans raison 

    "Mais non ça sert a nourrir les ois..." Paf 

     

     

    Dire qu'y a des gens qui en font une collection 

    Heu heu heu heu heu heu 

    Et qu'il y en a d'autres qui s'en font un gueuleton 

    Da dadadada da 

    Les fourmis, les lucioles, les amis j'en ai ras l'bol 

    Les guêpes et les abeilles pour moi c'est du pareil 

    Toutes ces créatures nous rendent la vie plus dure 

    Ya oh !

    Partager via Gmail

    7 commentaires
  • Je remercie les personnes qui sont venues nous proposer leurs arbres.

    Je vous donne ceci pour vous remercier : c'est un texte de Ganga un auteur que je ne connaissais pas.

    Je l'ai lu aujourd'hui à la gare Saint Charles à Marseille. Ils ont installé un truc très sympa, un machine qui distribue des histoires, j'ai appuyé sur le bouton et il m'a donné ce qui suit sur une bande de papier.

    On peut trouver ce texte ici avec d'autres oeuvres de cet auteur. 

     

    Je suis un arbre (Ganga)

    Je suis de ces êtres que les lieux et les temps modifient.

    Et pourtant, je suis un arbre.
    Les pieds non pas sur terre, mais bien enfoncés dans la glaise. Je prends mes forces dans les rivières souterraines et j’élève très haut mes branches dans le bleu du ciel.

    Je suis un arbre dont les pensées vagabondent, et sur mes branches viennent se percher les oiseaux de mes nuits. Mes feuilles vertes, petites, s’agitent dans l’air du soir. Elles tombent avec regret, quand vient l’hiver.
    L’ultraviolet domine. J’abrite mes insectes, je me nourris de leur musique.
    Les chauves-souris caressent mon écorce de leurs ailes de velours ou d’amour. Et me regardent la tête à l’envers.
    Les enfants se jouent de moi. Et moi, je me joue de leurs rires et de leurs mains collantes.

    Je suis un arbre qui s’étire. Un arbre qui gémit, aussi. Je voyage, non pas immobile, dans les intempéries. Les nuages sont mes amis, marionnettes de mes rêves ou maîtres de ma santé.

    Je suis un arbre qui vit longtemps et qui peut se casser. Je veux être gravé d’un cœur fier pour l’éternité, un soir d’orage où deux fous s’abritent sous mes feuilles. Pour tout recommencer.

    ***

    Je suis un arbre planté sur sa colline face au lac.
    Un arbre photographié chaque saison par une femme bleue.
    Je suis l’arbre de la neige immobile et respirant à peine.
    Je suis l’arbre vert, aux feuilles qui se déplient, petits éventails heureux.
    Je suis l’arbre des grandes chaleurs, qui t’abrite de son ombre pour que tu puisses lire.

    L’arbre des partages silencieux.

    Et puis, je suis cet arbre flamboyant à la douleur criante. Je perds mes cheveux, qui colorent le vent, froissés dans les mains des enfants.

    Mais surtout, je suis là.

    Arbre de science et de péché, arbre de tes lettres d’amour, arbre piano, arbre aux secrets, arbre maison, arbre de feu.

    Je suis là. Sous ta main.

     

    Ont participé :

    Les arbres, merci.

    Clio

    Melo

    Renee

    Zaza

    Claudine/canelle

    Ellerium qui prend la suite

    et moi

    Merci c'était un régal.

     

    Partager via Gmail

    7 commentaires
  • Poème d'Antoine Arrighi de Renno paru dans "Chansons rennoises" édité à Ajaccio en 1927 et que l'on peut lire en entier dans l'Annu Corsu 1927

    U castagnu Antoine Arrighi et Renno, image issue de son livre "Chansons rennoises"

     MAL'CUNCILIU - Jean-Paul Poletti

    l'arbre de tous les possibles, de la magie, des légendes, du rêve.

    Ici la version chantée par Jacky Micaelli disparue il y a quelques semaines, et qui chantera toujours ici.

    Le livre

    Le châtaignier est déjà bien présent sur Fasgianu :

    U castagnu innamuratu

    Salutu à tè o castagnu

    Lamentu di u castagnu à u corsu

     

     

     

     

    Merci à Clio pour la suivante :

    une version moderne du Lamentu di u castagnu à u corsu qui évoque le massacre de l'arbre à pain pour un profit immédiat et sans avenir.

    U castagnu

    Le lamentu de Paoli di Taglio est paru dans l'Annu corsu de 1924, on peut y voir ce cliché. La revue qualifie ce texte de "Lamentu famosu è a piu bella predica contru a destruzione di e nostre castagnete (...) è unu di i capi d'opara di a nostra lingua, unu di i canti i più degni di fà vive a gloria di u simpaticu pueta taglincu."

    Partager via Gmail

    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique