• Diana Di L'alba - Lasciala passà (A vava inouva adaptation en corse)

     

    LASCIALA PASSA 


    Un la lascia piu fora, lascialà passa, lascialà passa
    I mangoni di la notti so tutti qui a vata
    I mangoni surpatori so qui a vata, so qui a vata
    E s'e tu la lasci fora, u fretu l' ha da piglia
     

    Porti sempri cun te issa sciarpa cusi fina
    Chi mammata t'ha fattu. Ch'edda ti regalo
    Inno ch'un porti piu issa sciarpa damaschina
    L'ai data par sempri a quiddu c'hi ti guardo
     

    Un la lascia piu fora, lascialà passa, lascialà passa
    I mangoni di la notti so tutti qui a vata
    I mangoni surpatori so qui a vata, so qui a vata
    E s'e tu la lasci fora, u fretu l' ha da piglia
     

    Parchi parli cusi cun qu'issa anima nera
    Tu chi se cusi bedda, in te a ghjenti spera
    Parchi parli cusi, paroli par traparla
    S'e tu ti ni sta fora. U fretu tl pigliera
     

    Un la lascia piu fora, lascialà passa, lascialà passa
    I mangoni di la notti so tutti qui a vata
    I mangoni surpatori so qui a vata, so qui a vata
    E s'e tu la lasci fora, u fretu l'ha da piglia
     

    Diana di l'alba

    A vava Inouva


    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba

    Amghar yedel deg wbernus
    Di tesga la yezzizin
    Mmis yethebbir i lqut
    ussan deg wqarru-s tezzin
    Tislit zdeffir uzetta
    Tessallay tijebbadin
    Arrac ezzin d i tamghart
    A sen teghar tiqdimin

    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
    Adfel yessed tibbura
    Tuggi kecment yehlulen
    Tajmaât tettsargu tafsut
    Aggur d yetran hejben
    Ma d aqejmur n tassaft
    Idegger akken idenyen
    Mlalen d aït waxxam
    I tmacahut ad slen

    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba

    Idir

    A Vava Inouva traduction


    Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
    O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
    Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
    O fille Ghriba je le crains aussi.

    Le vieux enroulé dans son burnous
    A l'écart se chauffe
    Son fils soucieux de gagne pain
    Passe en revue les jours du lendemain
    La bru derrière le métier à tisser
    Sans cesse remonte les tendeurs
    Les enfants autour de la vieille
    S'instruisent des choses d'antan

    Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
    O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
    Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
    O fille Ghriba je le crains aussi

    La neige s'est entassée contre la porte
    L'"ihlulen" bout dans la marmite
    La tajmaât rêve déjà au printemps
    La lune et les étoiles demeurent claustrées
    La bûche de chêne remplace les claies
    La famille rassemblée
    Prête l'oreille au conte

    Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
    O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
    Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
    O fille Ghriba je le crains aussi

    A vava inouva accords

     

    Em  

    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva  

    B7                  D            Em 

    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba  

    Em 

    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva  

    B7                    D            Em  

    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba  

     

     

    Em           G   

    Amghar yedel deg wbernus  

             D 

    Di tesga la yezzizin  

     

    Mmis yethebbir i lqut  

     

    ussan deg wqarru-s tezzin  

    Em 

    Tislit zdeffir uzetta  

    B7 

    Tessallay tijebbadin  

                  D 

    Arrac ezzin d i tamghart  

     

    A sen teghar tiqdimin  

     

     

    Em  

    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva  

    B7                  D            Em 

    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba  

    Em 

    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva  

    B7                    D            Em  

    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba  

     

     

    Em          G  

    Adfel yessed tibbura 

             D  

    Tuggi kecment yehlulen  

     

    Tajmaât tettsargu tafsut  

     

    Aggur d yetran hejben  

    Em 

    Ma d aqejmur n tassaft 

    B7  

    Idegger akken idenyen 

             D   

    Mlalen d aït waxxam  

     

    I tmacahut ad slen  

     

     

    Em  

    Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva  

    B7                  D            Em 

    Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba  

    Em 

    Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva  

    B7                    D            Em  

    Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba 

    http://stg.bazas.free.fr/file/part/a_vava_inouva.pdf

    Le Chêne de l'Ogre (Conte Kabyle) d'où vient la chanson de Idir

    Que mon conte soit beau et se déroule comme un long fil !

    L'on raconte qu'aux temps anciens il était un pauvre vieux qui s'entêtait à vivre et à attendre la mort tout seul dans sa masure. Il habitait en dehors du village. Et jamais il n'entrait ni ne sortait, car il était paralyse. On lui avait traîné son lit près de la porte, et cette porte, il en tirait la targette à l'aide d'un fil. Or ce vieux avait une petite fille, à peine au sortir de d'enfance, qui lui apportait tous les jours son déjeuner et son dîner. Aicha venait de l'autre bout du village, envoyée par ses parents qui ne pouvaient eux-mêmes prendre soin du vieillard.

    La fillette, portant une galette et un plat de couscous, chantonnait à peine arrivée :
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! Et le grand-père répondait :
    - Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

    La fillette heurtait l'un contre l'autre ses bracelets et il tirait la targette. Aicha entrait, balayait la masure, serait le lit. Puis elle servait au vieillard son repas, lui versait à boire. Après s'être longuement attardée près de lui, elle s'en retournait, le laissant calme et sur le point de s'endormir. La petite fille racontait chaque jour a ses parents comment elle avait veille sur son grand-père et ce qu'elle lui avait dit pour le distraire. L'aïeul aimait beaucoup à la voir venir.

    Mais un jour, l'Ogre aperçut l'enfant. Il la suivit en cachette jusqu'à la masure et l'entendit chantonner :
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! Il entendit le vieillard répondre
    - Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

    L'Ogre se dit ; "J'ai compris. Demain je reviendrai, je répéterai les mots de la petite fille, il m'ouvrira et je le mangerai !"

    Le lendemain, peu avant que n'arrive la fillette, L'Ogre se présenta devant la masure et dit de sa grosse voix"
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !
    - Sauve-toi, maudit ! lui répondit le vieux. Crois-tu que je ne te reconnaisse pas ?

    L'Ogre revint à plusieurs reprises mais le vieillard, chaque fois, devinait qui il était. L'Ogre s'en alla finalement trouver le sorcier.
    - Voici, lui dit-il, il y a un vieil impotent qui habite hors du village. Il ne veut pas m'ouvrir parce que ma grosse voix me trahit. Indique-moi le moyen d'avoir une voix aussi fine, aussi claire que celle de sa petite fille.

    Le sorcier répondit :
    - Va, enduis-toi la gorge de miel et allonge-toi par terre au soleil, la bouche grande ouverte. Des fourmis y entreront et racleront ta gorge. Mais ce n'est pas en un jour que ta voix s'éclaircira et s'affinera !

    L'Ogre fit ce que lui recommandait le sorcier ; il achetait du miel, s'en remplit la gorge et alla s'étendre au soleil, la bouche ouverte. Une armée de fourmis entra dans sa gorge.

    Au bout de deux jours, l'Ogre se rendit à la masure et chanta
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

    Mais le vieillard le reconnut encore.
    - Eloigne-toi, maudit ! lui cria-t-il. Je sais qui tu es.

    L'Ogre s'en retourna chez lui.

    Il mangea encore et encore du miel. Il s'entendit de longues heures au soleil. Il laissa des légions de fourmis aller et venir dans sa gorge. Le quatrième jour, sa voix fut aussi fine, aussi claire que celle de la fillette. L'Ogre se rendit alors chez le vieillard et chantonna devant sa masure :
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !
    - Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille ! répondit l'aïeul.

    L'Ogre s'était muni d'une chaîne ; il la fit tinter. La porte s'ouvrit. L'Ogre entra et dévora le pauvre vieux. Et puis il revêtit ses habits, prit sa place et attendit la petite fille pour la dévorer aussi.

    Elle vint, mais elle remarqua, des qu'elle fut devant la masure, que du sang coulait sous la porte. Elle se dit : "Qu'est-il arrive a mon grand-père ?".
    Elle verrouilla la porte de l'extérieur et chantonna
    - Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

    L'Ogre répondit de sa voix fine et claire :
    - Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

    La fillette qui reconnut pas dans cette voix celle de son grand-père, posa sur le chemin la galette et le plat de couscous qu'elle tenait, et courut au village alerter ses parents.
    - L'Ogre a mangé mon grand-père, leur annonça-t-elle en pleurant. J'ai ferme sur lui la porte. Et maintenant qu'allons-nous faire ?

    Le père fit crier la nouvelle sur la place publique. Alors, chaque famille offrit un fagot et des hommes accoururent de tous cotes pour porter ces fagots jusqu'a la masure et y mettre le feu. L'ogre essaya vainement de fuir. Il pesa de toute sa force sur la porte qui résista. C'est ainsi qu'il brûla.

    L'année suivante, à l'endroit même ou l'Ogre fut brûle, un chêne s'élança. On l'appela le "Chêne de l'Ogre". Depuis, on le montre aux passants.

    Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des Seigneurs.

    http://fasgianu.eklablog.com/a-vava-inouva-idir-a113094096

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  • Sta mane - L'Alba

    Un dieu s’est renié, Comme un homme enserré dans un monde mourant.

    Sta mane - L'Alba

    Sta mane un diu hè falatu
    À fà e so parte à u mondu terranu,
    S'hè scusatu è hà pientu,
    Hà fattu casu pè una volta à a ghjente
    L'hà guardata è intesa,
    Trascambiata, sfarente.

    Un diu hà postu u so pede
    Pè vede, sangue di l'universu si perde
    Un diu di stu cunfrontu à u statu di l'omu,
    Hà capitu digià di u mortu di u mondu
    U scheletru hè rosu cundannatu à sciappà
    A u nentru, nentru di sè, à prufondu.

    Da u pesu di tantu tempu persu,
    Inanzu, à dà solu parolle
    Un diu s'hè rinicatu cum'hè un omu inchjusu
    Ind'è l'universu chì more
    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu

    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu

    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu


    Un dieu est venu ce matin
    Remplir ses devoirs envers ceux d’en-bas.
    Il s’est excusé, il a pleuré,
    Il a pour une fois regardé les humains.
    Il les a regardés, il les a compris
    Eux tous, transformés, différents.

    Un dieu a donc mis pied à terre
    Pour regarder autour de lui.
    Le sang de l’Univers se perd,
    Un dieu fait face à l’état d’homme.
    Il a déjà compris :
    Le squelette du monde mort est rongé,
    Condamné à se rompre,
    A l’intérieur, en soi, au plus profond,
    De par le poids de tout ce temps perdu,
    Jusqu’à présent,
    A n’apporter que des mots.
    Un dieu s’est renié,
    Comme un homme enserré dans un monde mourant.
    Ce matin un dieu s’est tué :
    Et nul au monde ne s’en étonne.

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    2 commentaires
  • Paroles Jean Giovanazzi sur une idée de Lucien Federici,

    musique Antoine FedericiSalutu à tè o castagnu - Jean GiovanazziCapo2
    Mim Sim
    oghje in faccia à lu paese
    Mim Sim
    avanza cumu un linzolu
    Do Sim
    di sopra u castagnetu
    Do Ré Mim
    un niulu d’alme nere

    Mim Ré Sol Ré
    Salutu à tè o castagnu
    Do Ré Mim
    chi fù lu fiatu di la vita (×2)

    Mim Sim
    oghje dinò u disertu
    Mim Sim
    cresce aridu è freddu
    Do Sim
    cumu ind'Africa luntana
    Do Ré Mim
    senza arburu more l’omu

    Mim Ré Sol Ré
    Salutu à tè o castagnu
    Do Ré Mim
    Chi cuve i primi amori (×2)

    Mim Sim
    oghje gigante di ventu
    Mim Sim
    si vintu da magnazzone
    Do Sim
    camina mascata a morte
    Do Ré Mim
    Senza sperenza nè visu

    Mim Ré Sol Ré
    Salutu à tè o castagnu
    Do Ré Mim
    ch'in i tempi fu lu core (×2)

    Mim Sim
    quì cumencianu i turmenti
    Mim Sim
    eppuru oghje reagiscu
    Do Sim
    tristu vengu à salvati
    Do Ré Mim
    peccatu! sò in ritardu

    Mim Ré Sol Ré
    Perduna mi o castagnu
    Do Ré Mim
    Tù fratellu tralasciatu (×2)

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  • Sta mane - L'Alba

    Un dieu s’est renié,
    Comme un homme enserré dans un monde mourant.

    Sta mane un diu hè falatu
    À fà e so parte à u mondu terranu,
    S'hè scusatu è hà pientu,
    Hà fattu casu pè una volta à a ghjente
    L'hà guardata è intesa,
    Trascambiata, sfarente.

    Un diu hà postu u so pede
    Pè vede, sangue di l'universu si perde
    Un diu di stu cunfrontu à u statu di l'omu,
    Hà capitu digià di u mortu di u mondu
    U scheletru hè rosu cundannatu à sciappà
    A u nentru, nentru di sè, à prufondu.

    Da u pesu di tantu tempu persu,
    Inanzu, à dà solu parolle
    Un diu s'hè rinicatu cum'hè un omu inchjusu
    Ind'è l'universu chì more
    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu

    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu

    Stamane un diu s'hè tombu
    È nimu, nimu, n'hè stunatu

     
    Un dieu est venu ce matin
    Remplir ses devoirs envers ceux d’en-bas.
    Il s’est excusé, il a pleuré,
    Il a pour une fois regardé les humains.
    Il les a regardés, il les a compris
    Eux tous, transformés, différents.

    Un dieu a donc mis pied à terre
    Pour regarder autour de lui.
    Le sang de l’Univers se perd,
    Un dieu fait face à l’état d’homme.
    Il a déjà compris :
    Le squelette du monde mort est rongé,
    Condamné à se rompre,
    A l’intérieur, en soi, au plus profond,
    De par le poids de tout ce temps perdu,
    Jusqu’à présent,
    A n’apporter que des mots.
    Un dieu s’est renié,
    Comme un homme enserré dans un monde mourant.
    Ce matin un dieu s’est tué :
    Et nul au monde ne s’en étonne.

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