• Je te cite, Clio - quand un soldat - Lemarque - C+B - Brel - La Colombe - La Chanson de Craonne

    Je te cite, Clio - quand un soldat - Lemarque - C+B - Brel - La Colombe - La Chanson de Craonne

    J'ai fait un cop/col du commentaire de Clio http://cliolightbis.blog.club-corsica.com/art-**-guerre-et-paix-**-10-novembre-2010-**-_125671.html car l'information qu'il donne est très inquiétante. Pourtant, il suffit que les maîtres n'oublient pas les leçons du passé et les transmettent, que ces choses soient enseignées à l'école systématiquement. Je n'oublie jamais un 11 novembre ou un 8 mai, c'est de notre responsabilité à nous, parents, enseignants, adultes ...

    Je te cite, Clio - quand un soldat - Lemarque - C+B - Brel - La Colombe - La Chanson de Craonne

    Bonjour Jean. Un reportage à la télé belge a démontré que bien peu de gens, même des gens de mon âge(3 X 20),ne savent plus ce que représente le 11 novembre. Sur mon blog,j'ai évoqué les tranchées de l'Yser,car c'est là que mes ancêtres vivaient. Il y a 3 ans,avant que je ne fasse disparaître un blog, j'avais trouvé cette lettre d'un poilu français, qui m'avaient fort émue : " Le poilu, c'est celui que tout le monde admire, mais dont on s'écarte lorsqu'on le voit monter dans un train, rentrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin, de peur que ses brodequins amochent les bottines, que ses effets maculent les vestons de dernière coupe, que ses gestes effleurent les robes cloches, que ses paroles soient trop crues. C'est celui que les officiers d'administration font saluer. C'est celui à qui l'on impose dans les hôpitaux une discipline dont les embusqués sont exempts. Le poilu, c'est celui dont personne à l'arrière ne connaît la vie véritable, pas même les journalistes qui l'exaltent, pas même les députés qui voyagent dans les quartiers généraux. Le poilu, c'est celui qui va en permission quand les autres y sont allés, c'est celui qui ne parle pas lorsqu'il revient pour huit jours dans sa famille et son pays, trop occupé de les revoir, de les aimer ; c'est celui qui ne profite pas de la guerre ; c'est celui qui écoute tout, qui juge, qui dira beaucoup de choses après la guerre ( s'il en revient). Le poilu, c'est le fantassin, le fantassin qui va dans la tranchée...." ...De Edmond Vittet,en 1916 . Bisou .

    Quand un soldat

    Quand un soldat

    Fleur au fusil, tambour battant, il va
    Il a vingt ans, un cœur d'amant qui bat
    Un adjudant pour surveiller ses pas
    Et son barda contre son flanc qui bat.

    Quand un soldat s'en va-t-en guerre, il a
    Dans sa musette un bâton d' maréchal
    Quand un soldat revient de guerre, il a
    Dans sa musette un peu de linge sale.

    Partir pour mourir un peu, à la guerre, à la guerre
    C'est un drôl' de petit jeu qui n' va guère aux
    amoureux.

    Pourtant c'est presque toujours
    Quand revient l'été qu'il faut s'en aller
    Le ciel regarde partir
    Ceux qui vont mourir, au pas cadencé.

    Des hommes il en faut toujours, car la guerre, car la
    guerre
    Se fout des serments d'amour, elle n'aime que l' son
    du tambour.

    Quand un soldat s'en va-t-en guerre, il a
    Des tas d' chansons et des fleurs sous ses pas
    Quand un soldat revient de guerre, il a
    Simplement eu d' la veine et puis voilà.

    ET

    Jaques Brel: la colombe, une chanson contre la guerre d'algérie.

    LA COLOMBE - Jacques Brel

    Pourquoi cette fanfare
    Quand les soldats par quatre
    Attendent les massacres
    Sur le quai d'une gare
    Pourquoi ce train ventru
    Qui ronronne et soupire
    Avant de nous conduire
    Jusqu'au malentendu
    Pourquoi les chants les cris
    Des foules venues fleurir
    Ceux qui ont le droit de partir
    Au nom de leurs conneries

    Nous n'irons plus au bois la colombe est blessée
    Nous n'allons pas au bois nous allons la tuer

    Pourquoi l'heure que voilà
    Où finit notre enfance
    Où finit notre chance
    Où notre train s'en va
    Pourquoi ce lourd convoi
    Chargé d'hommes en gris
    Repeints en une nuit
    Pour partir en soldats
    Pourquoi ce train de pluie
    Pourquoi ce train de guerre
    Pourquoi ce cimetière
    En marche vers la nuit

    Nous n'irons plus au bois la colombe est blessée
    Nous n'allons pas au bois nous allons la tuer

    Pourquoi les monuments
    Qu'offriront les défaites
    Les phrases déjà prêtes
    Oui suivront l'enterrement
    Pourquoi l'enfant mort-né
    Que sera la victoire
    Pourquoi les jours de gloire
    Que d'autres auront payés
    Pourquoi ces coins de terre
    Que l'on va peindre en gris
    Puisque c'est au fusil
    Qu'on éteint la lumière

    Nous n'irons plus au bois la colombe est blessée
    Nous n'allons pas au bois nous allons la tuer

    Pourquoi ton cher visage
    Dégrafé par les larmes
    Qui me rendait les armes
    Aux sources du voyage
    Pourquoi ton corps qui sombre
    Ton corps qui disparaît
    Et n'est plus sur le quai
    Qu'une fleur sur une tombe
    Pourquoi ces prochains jours
    Où je devrai penser
    A ne plus m'habiller
    Que d'une moitié d'amour

    Nous n'irons plus au bois la colombe est blessée
    Nous n'allons pas au bois nous allons la tuer.

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    GIROFLE, GIROFLA

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    Chanson des villes - René Char - Hélène Martin

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    LA CHANSON DE CRAONNE

    LA CHANSON DE CRAONNE

    Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
    On va reprendr' les tranchées
    Notre place est si utile
    Que sans nous on prend la pile
    Mais c'est bien fini on en a assez
    Personne ne veut plus marcher
    Et le coeur bien gros comm' dans un sanglot
    On dit adieu aux civ'lots
    Même sans tambour même sans trompette
    On s'en va là haut en baissant la tête

    REFRAIN
    Adieu la vie adieu l'amour
    Adieu toutes les femmes
    C'est bien fini c'est pour toujours
    De cette guerre infâme
    C'est à Craonne sur le plateau
    Qu'on doit laisser sa peau
    Car nous sommes tous condamnés
    Nous sommes les sacrifiés

    Huit jours de tranchées huit jours de souffrance
    Pourtant on a l'espérance
    Que ce soir viendra la r'lève
    Que nous attendons sans trêve
    Soudain dans la nuit et dans le silence
    On voit quelqu'un qui s'avance
    C'est un officier de chasseurs à pied
    Qui vient pour nous remplacer
    Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
    Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

    REFRAIN

    C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
    Tous ces gros qui font leur foire
    Si pour eux la vie est rose
    Pour nous c'est pas la mêm' chose
    Au lieu de s'cacher tous ces embusqués
    F'raient mieux d'monter aux tranchées
    Pour défendr' leurs biens car nous n'avons rien
    Nous autr's les pauvr's purotins
    Tous les camarades sont enterrés là
    Pour défendr' les biens de ces messieurs-là

    DERNIER REFRAIN
    Ceux qu'ont l'pognon ceux-là r'viendront
    Car c'est pour eux qu'on crève
    Mais c'est fini car les trouffions
    Vont tous se mettre en grève
    Ce s'ra votre tour messieurs les gros
    D'monter sur le plateau
    Car si vous voulez faire la guerre
    Payez-la de votre peau

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